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Florence Aubenas, enfin.

  • « La première fois que j'ai entendu parler de Thomassin, c'était par une directrice de casting avec qui il avait travaillé à ses débuts d'acteur. Elle m'avait montré quelques-unes des lettres qu'il lui avait envoyées de prison. Quand il a été libéré, je suis allée le voir. Routard immobile, Thomassin n'aime pas bouger hors de ses bases. Il faut se déplacer. Je lui ai précisé que je n'écrivais pas sa biographie, mais un livre sur l'assassinat d'une femme dans un village de montagne, affaire dans laquelle il était impliqué. Mon travail consistait à le rencontrer, lui comme tous ceux qui accepteraient de me voir. » F. A.

    Le village, c'est Montréal-la-Cluse. La victime, c'est Catherine Burgod, tuée de vingt-huit coups de couteau dans le bureau de poste où elle travaillait. Ce livre est donc l'histoire d'un crime. Il a fallu sept ans à Florence Aubenas pour en reconstituer tous les épisodes - tous, sauf un. Le résultat est saisissant. Au-delà du fait divers et de l'enquête policière, L'Inconnu de la poste est le portrait d'une France que l'on aurait tort de dire ordinaire. Car si le hasard semble gouverner la vie des protagonistes de ce récit, Florence Aubenas offre à chacun d'entre eux la dignité d'un destin.

  • En 2009, Florence Aubenas part pour Caen et s'inscrit au chômage, avec un bac pour tout bagage et sans révéler qu'elle est journaliste. À Pôle Emploi, on lui propose de saisir sa chance : devenir agent de propreté dans des entreprises. Le Quai de Ouistreham est le récit saisissant de cette plongée dans le monde de la précarité. Un monde où on ne trouve plus d'emploi, mais des « heures ».

  • En France

    Florence Aubenas

    Loin des beaux quartiers, Florence Aubenas arpente les plages du Sud-Est, les villes et les banlieues du Nord, à la rencontre de ces gens délaissés par le monde politique et médiatique. Petits commerçants, jeunes intérimaires, maires de villages oubliés, ouvriers menacés de chômage. Autant de vies que la journaliste décide de mettre en lumière et qui dessinent le visage de la France.Florence Aubenas est grand reporter pour Le Monde, après avoir travaillé pour Libération et Le Nouvel Observateur. Elle est l'auteur de nombreux essais et enquêtes, dont La Méprise et Le Quai de Ouistreham, disponibles en Points.

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  • De mai à juillet 2004, dix-sept pédophiles présumés comparaissent aux assises de Saint-Omer. C'est le début de " l'affaire d'Outreau ". Ce sont des monstres violeurs d'enfants, pense-t-on. Florence Aubenas brosse les portraits des individus mêlés au procès. Mensonges ou vérités, coupables ou innocents ? La journaliste nous emmène au plus près de l'enquête pour mieux comprendre comment le procès Outreau a pu dégénérer en une erreur judiciaire majeure, et prend du recul dans une postface inédite.

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  • Alors que l'histoire de la presse célèbre volontiers ses grands hommes, elle n'a jusqu'ici accordé quasiment aucune place aux femmes journalistes, qu'elles aient été célèbres en leur temps comme Delphine de Girardin, Séverine ou Titaÿna, ou des écrivaines reconnues comme George Sand ou Colette. Pourtant, dès le XVIIIe siècle, des femmes créent et dirigent des feuilles périodiques. Les femmes journalistes du XIXe siècle, qui écrivent un journalisme de chronique directement issu du bel esprit des salons, sont leurs héritières.

    Cet ouvrage raconte la progression des femmes dans les journaux généralistes et la manière dont elles ont réussi à s'infiltrer et parfois à s'imposer dans l'article politique, dans la chronique judiciaire, dans la chronique des sports et dans le grand reportage. Ces femmes ont dû inventer des pratiques, créer des postures et imposer des écritures. Pour faire passer leur prose dans le journal, elles ont pu privilégier la narration, la fiction, l'écriture intime aussi. Subalternes elles-mêmes, elles ont par ailleurs souvent choisi d'enquêter sur les exclus de la société.

    Cet essai montre aussi combien il serait caricatural d'affirmer l'existence d'un modèle unique de la femme journaliste qui s'opposerait à son pendant normatif masculin. Car il existe une infinité de façons d'être femme journaliste.

    Marie-Ève Thérenty nous présente ici un panorama des femmes journalistes, du XIXe siècle et de l'entrée dans l'ère médiatique à 1944. Après l'octroi du droit de vote aux femmes françaises, les contraintes professionnelles et les enjeux ne sont plus tout à fait les mêmes. Néanmoins, dans un univers de presse encore hiérarchisé et discriminant, les femmes journalistes ont continué parfois de mobiliser les dispositifs décrits dans cet ouvrage qui se conclut donc par l'observation de trois cas plus contemporains : Françoise Giroud, Marguerite Duras et Florence Aubenas.

  • F. Aubenas évoque son métier de reporter, ses débuts, le sens de son travail au service de la vérité, ses expériences du génocide rwandais, de l'Afghanistan des talibans et de la France. Elle se confie également sur son enlèvement et sa séquestration en Irak.

  • Le centenaire de l'assassinat de Jean Jaurès, le 31 juillet 2014, sera célébré comme il se doit par l'institution. Mais quel est l'héritage de celui qui a participé à la création d'une conscience ouvrière et a défendu toute sa vie la cause des travailleurs? C'est une phrase, gravée sur une stèle à l'e¤ gie de Jaurès à Saint-Étienne, qui a d'abord retenu l'attention du photographe Gilles Favier :
    « Il n'y aurait rien de plus noble qu'une société où le travail serait souverain ». Ces mots résonnent aujourd'hui étrangement alors que les usines ferment les unes après les autres.
    Gilles Favier et Florence Aubenas plongent au coeur d'une réalité sociale trop peu montrée pour réfl échir, à travers la ville de Saint-Étienne, à ce qui reste aujourd'hui des luttes et des aspirations du monde ouvrier.

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